alissone
perdrix


Hotel Charleroi
Ouvrage collectif

Parc Lambert, bien au-delà du périphérique, au nord-est de la ville.

Un parc assez vaste, au centre une aire de jeu, du sable, des ados. Ils chahutent, parlent fort. Comme je vais vers eux, ils sont surpris. Ils rient parce que j’ai une veste verte brillante. Je leur pose des questions, ils me répondent, me racontent leur terrain de jeux.
— Là-bas il y a un stade.
— Après les abattoirs là-bas...
Ils me montrent du doigt un grand bâtiment.
— Ça pue….
— Ouais et là y’a le stade… Mais il faut escalader la grille, car elle est fermée.
Ils m’emmènent au pied des tours, où ils retrouvent d’autres amis. L’un d’entre eux est une !lle naine. Elle disparaît au sous-sol pendant que nous discutons. Une forte odeur de parking souterrain se dégage de l’ouverture. Elle réapparaît sur une moto miniature. Tout le monde la regarde, elle fait un tour dans le quartier. Un homme sort à son tour des garages. Il lui fait signe de rentrer.
La jeune !lle range la moto et revient.
— C’est mon oncle, il a peur que je me fasse prendre la moto.

Nous descendons en direction du stade. Il y a une voiture garée sur le trottoir, son capot est peint, c’est une femme qui essore sa robe blanche dans la brume, découvrant ses cuisses au milieu des nénuphars.

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